Eco, Bio & Maternage

HNI...  (Eco, Bio & Maternage) posté le dimanche 11 novembre 2007 22:35

ou Hygiène Naturelle Infantile....

La première fois que l'on m'en a parlé, j'ai fait des yeux de merlan frit...C'était dans un magasin de maternage près de chez moi...

Nature ok me suis je dit mais là, ça frisait le too much et ça a fait son chemin en un peu plus d'un mois et maintenant, je me dis : et après tout, pourquoi pas???

Pourquoi ne pas tenter????

J'en ai brievement parlé à Seb, j'ai cru qu'il allait me prendre pour une folle et non, ou tout du moins, il ne me l'a pas dit!

Alors l'HNI, c'est quoi ????

 

L’Hygiène Naturelle des Nouveaux-Nés

 


Vous êtes-vous jamais demandé comment les bébés devenaient propres quand les couches n’existaient pas? Ou comment de nos jours ils apprennent à être propres dans les pays où l’on ne trouve pas de couches? Il y a un nombre croissant de mères qui utilisent la même méthode pour leur bébé: «infant potty training» en anglais, ou l’hygiène naturelle, méthode semblable à celle utilisée depuis des siècles par toutes les mères du monde.

Avec l'hygiène dite naturelle, on accompagne aussi bien le nourrisson que le bambin dans ce que l'on appelle communément «l 'apprentissage de la propreté ». La période idéale pour commencer se situe entre la naissance et le début de la mobilité (aux environ de l'âge de 6 mois). Mais vous pouvez aussi commencer avec un enfant plus âgé en adaptant certaines des techniques à un enfant mobile.

On ne peut pas décrire le processus d’hygiène naturelle par le fait «d’apprendre à aller sur le pot» car (a) un nourrisson ne peut pas s’asseoir sur un pot et (b) cela consiste plus en un travail d’équipe et d’interconnexion avec votre bébé qu’en un réel apprentissage. En d’autres termes, cette méthode repose surtout sur la communication et l’interaction entre la mère et l’enfant. Cela n’a pas grand chose à voir avec ce que nous appelons «apprentissage». L’écoute est le maître mot: c’est en étant à l’écoute de votre enfant que vous apprendrez de lui quand il va faire ses besoins.

Le trait sans doute le plus original de cette méthode c’est que les parents commencent à interagir avec le bébé avant même qu’il soit capable de se tenir assis. Au lieu de chercher à s’informer sur l’apprentissage de la propreté lorsque l’enfant fait ses premiers pas, les parents doivent envisager d’utiliser cette méthode pour leur bébé dès la grossesse ou dans les mois et semaines qui suivent la naissance.


Philosophie de la méthode

Les bébés sont plus intelligents que nous le pensons! La grande erreur que nous commettons, c’est de penser qu’un nouveau-né n’a pas conscience de faire ses besoins. Nous partons du principe qu’un nourrisson est incapable d’apprendre la propreté puisqu’il est petit, encore mal coordonné et qu’il ne peut ni parler ni marcher. Un nourrisson est si limité dans ce qu’il peut faire qu’il est difficile à des Occidentaux d’imaginer qu’il puisse être conscient lorsqu’il urine ou qu’il défèque. Il nous est encore plus difficile de croire qu’il peut avoir un quelconque contrôle sur ses fonctions d’élimination. Munis de ces préjugés étroits, nous encourageons nos bébés à ne pas se préoccuper de mouiller et souiller leurs couches. En bref, nous leur enseignons à utiliser ces couches comme des toilettes.

Et pourtant, un enfant normal et en bonne santé a conscience de ses fonctions corporelles d’élimination et il peut apprendre à y répondre dès la toute petite enfance. En lui mettant des couches, nous conditionnons le bébé et lui apprenons à y faire ses besoins. Plus tard, l’enfant devra désapprendre, ce qui pourra être source de confusion et de traumatisme.

Un nourrisson fait de son mieux pour nous faire comprendre ce qu’il ressent, mais si nous n’y prêtons pas attention, il finira par ne plus communiquer et petit à petit, cessera d’être conscient de ses fonctions d’excrétion. Il sera conditionné à ne pas s’en soucier et apprendra que vous souhaitez qu’il utilise sa couche comme des toilettes.

Non seulement on n’entend pratiquement jamais parler d’apprentissage précoce de la propreté, mais encore cela paraît peu pratique. Cependant, dans la grande majorité des cas, l’apprentissage de la propreté est peu pratique par définition, quelle que soit la méthode employée. Si vous attendez que votre bébé devienne propre de lui-même à deux, trois, quatre ans ou même plus tard, vous et lui devrez supporter les couches et leur changement (parfois confictuel) pendant des années.

Les couches, en particulier, les couches jetables, ne sont qu’un moyen temporaire de résoudre le problème. Nous nous efforçons de «colmater» le système d’élimination de notre enfant, comme si nous colmations de manière temporaire, la fuite d’une canalisation. Combien de parents se sont-ils demandés si c’était bien la solution la plus hygiénique pour l’enfant? Combien de parents se soucient des effets des couches sur l’environnement? Combien seraient intéressés de découvrir une alternative aux couches à plein temps?

Qui Peut Envisager Cette Méthode?

Les parents de nouveaux-nés, les futurs parents, les grand-parents, les nounous et toute personne qui souhaite accompagner un enfant, avec patience et amour, dans un apprentissage tout en plaisir et en douceur de la propreté. L’hygiène du tout-petit est en particulier bien adaptée à :

  • un parent qui élève lui-même son bébé pendant la première année ou les deux premières années;
  • un parent qui travaille et qui dispose d’au moins une personne de confiance pour l’aider, membre de la famille, nounou ou ami(e).
  • un parent qui peut utiliser l'hygiène naturelle à temps partiel de façon relativement régulière comme par exemple la plupart des matinées ou des soirées.


Qu’est-ce Que Cela Suppose?

Cela suppose du temps, de l’application et de la patience. Si vous ne pensez pas disposer de ces précieuses qualités ou que vous ne pouvez pas vous organiser, ce n’est pas une méthode pour vous et votre bébé. Mais si cette méthode vous paraît logique, qu’elle vous parle, alors n’hésitez pas! Cela ne coûte rien d’essayer, et si ça ne marche pas, vous pouvez toujours revenir aux couches à plein temps.

Quand Puis-je Commencer?

La période idéale pour commencer se situe entre la naissance et l'âge de six mois. Cette période est une période sensible pendant laquelle une fenêtre d'apprentissage est ouverte et au cours de laquelle les bébés sont facilement réceptifs à l'hygiène naturelle.

Les parents qui ne peuvent pas commencer avec un nourrisson trouveront ci-dessous des informations pour commencer plus tardivement.


Combien Cela Va-t-il Prendre de Temps?

En Occident, la moyenne d’âge d’acquisition de la propreté parfaite est environ 2 ans mais les bébés ont un bon contrôle de leurs fonctions des mois avant.

Est-ce Sans Danger?

Bien sûr, du moment que les parents ont l’état d’esprit qu’il faut. Les parents doivent être détendus et positifs dans l’interaction avec leur bébé. Ils doivent faire preuve de patience et de douceur; observer et répondre aux signaux du bébé aussi tôt que possible; ils doivent aussi donner au bébé réconfort et amour, tout en le maintenant en position. Il n’y a pas de place pour la punition dans cette méthode; pas plus que pour la colère et le désir de contrôle sur l’enfant. Remarquez combien cela est différent de l’apprentissage précoce du pot tel qu’il était pratiqué dans les années cinquante.

Est-ce que Ca Marche?

Oui, mais cela ne se fait pas tout seul. C’est le cas de toute réussite, non? Il faut au moins un adulte motivé et plusieurs mois de persévérance avant que le bébé ne soit complètement propre. Mais dès le départ, chaque jour apporte son lot d’amusement et de récompense, pour le bébé comme pour l’adulte en charge. Les efforts de communication du bébé sont reconnus et encouragés. Les parents sont stupéfaits que leur enfant soit si conscient de lui-même et ils sont ravis quand il leur donne des signes et répond avec facilité et naturel.

Est-ce que Mon Bébé Doit Rester Nu?

Cela n’a rien d’obligatoire. De nombreux parents font porter une couche ou une culotte à leur bébé entre les sessions sur le pot. D’autres préfèrent le laisser fesses nues ou totalement nu la plupart du temps. Bref, c’est une question de préférence personnelle.

Une Merveilleuse Découverte ou Mon Expérience Personnelle

Avec mes deux premiers enfants, j’ai employé la méthode conventionnelle d’apprentissage de la propreté. Quand mon troisième fils est né, l’idée de devoir repasser par cette méthode et les années de couches qu’elle implique me remplissait d’appréhension et je décidai de trouver d’autres moyens pour accomplir ce but.

J’ai découvert les principes d’une autre méthode par une dame en visite chez moi qui m’a expliqué ce qui se pratiquait «chez elle», en Inde, et qui a été horrifiée quand je lui ai dit comment les Occidentaux règlent le problème des «couches à jeter». Je me montrai sceptique lorsqu’elle me dit qu’il était inutile de mettre l’enfant «en langes» sauf s’il était «malade du ventre», fiévreux ou s’il mouillait son lit presque toutes les nuits. J’avais fait plusieurs séjours en Inde et j’avais bien remarqué des familles emmenant leur bébé faire pipi et caca dans la nature, mais je n’y avais pas prêté attention. Comme beaucoup d’autres, je supposais à tort qu’il était impossible à des Occidentaux de faire de même.

J’insistai pour que ma nouvelle amie m’en dise plus et qu’elle m’enseigne comment tenir mon fils et le faire «faire», ce qu’elle accepta avec plaisir et tout naturellement. Bouche bée, je la regardai communiquer avec mon minuscule bébé de 3 mois, qui semblait instinctivement savoir ce qu’elle attendait de lui. Tout ce que je peux dire, c’est que pour moi, cette communication et cette compréhension immédiate entre une étrangère et un nouveau-né a été vraiment une découverte extraordinaire.



J’utilisai la technique qu’elle m’avait montrée, en la modifiant légèrement et en l’adaptant à mon mode de vie occidental, et je la jugeai bien supérieure à la méthode conventionnelle d’apprentissage qui va des couches au pot. A partir du jour où je commençais à utiliser cette méthode avec mon fils de 3 mois, il eut rarement besoin d’une couche, de jour comme de nuit. A 18 mois, il était propre la plus grande partie de la journée et à 25 mois, propre dans tous les sens du terme.

Point de Vue et Origine

L'hygiène naturelle fonctionne au départ par association et peut être considérée de manière rationnelle et scientifique mais aussi intuitive et spirituelle, ou par un mélange des deux approches; cela dépend de vous et de votre bébé.

Souvenez-vous, il s’agit d’un travail d’équipe, de quelque chose que vous accomplissez ensemble dans la confiance et l’intimité. Ce n’est pas quelque chose que vous faites à votre bébé, et ce n’est pas quelque chose que votre bébé peut faire sans vous. Si vous avez la volonté et la possibilité de le faire, si votre bébé est en bonne santé, votre bébé n’attend que vous pour commencer.

Cette méthode d’hygiène du tout-petit est basée sur une technique d’apprentissage utilisée dans la plus grande partie de l’Asie et dans les zones rurales de l’Afrique sub-saharienne. La méthode a été adaptée au mode de vie occidental de nombreuses façons, en utilisant un lavabo, un pot, des toilettes ou un autre contenant; en faisant varier les positions; en utilisant la méthode à mi-temps; et, si on le souhaite, en se servant de couches à temps partiel.

Scénario-type

1. L’observation
Couchez votre bébé, sans couches, dans un endroit confortable, chaud et sûr, puis observez:
• son timing d’élimination (quand fait-il pipi et caca? A quelle distance d’une têtée? Combien de temps après s’être réveillé? etc.)
• sa gestuelle (il se tortille ou grimace en faisant caca)
• les sons émis (grognements lors de la défécation)

Vous pouvez l’observer aussi s’il est porté au moyen d’une écharpe. En fait, porter son bébé est un des meilleurs moyens pour se familiariser avec ses horaires et ses schémas d’élimination puisque vous vous rendez immédiatement compte que le bébé s’est soulagé. C’est particulièrement conseillé si vous vivez sous un climat froid ou si votre résidence n’est pas très bien chauffée. Certaines mères mettent leur bébé nu dans l’écharpe, contre leur peau, ce qui lui assure une température corporelle parfaite. Si vous le souhaitez, vous pouvez mettre une couche sous ses fesses. Si le bébé porte des vêtements ou une couche en tissu sans couverture imperméable, vous sentirez tout de même qu’il a fait pipi.

2. L’anticipation ou l’intuition
Essayez d’anticiper le besoin de votre nouveau-né, et imitez alors le son de l’eau qui coule en faisant Psss. Si votre bébé commence à faire pipi alors que vous êtes en train de l’observer, faites immédiatement Psss. Il ne faudra que quelques jours au bébé pour associer ce son au besoin d’uriner.

3. La position et l’emplacement
Quand vous pensez que votre bébé a besoin de se soulager, prenez-le dans vos bras et maintenez-le avec douceur au dessus de l’endroit choisi tout en faisant Psss (ou le son que vous préférez). Votre bébé va très vite associer son, position et lieu avec son besoin d’éliminer. Choisissez le lieu et le réceptacle qui vous convient le mieux. Cela peut être le lavabo de la salle de bain, un grand bol, une bassine ou un petit coin dehors. Les bébés plus âgés peuvent s’asseoir entre vos jambes sur les toilettes.

4. La communication mère-enfant
A partir de maintenant, essayez d’être attentive au timing et aux signaux du bébé. Quand vous pensez qu’il a envie de faire pipi, mettez-le en position et donnez-lui le signal. Si le moment d’uriner n’est pas trop éloigné, les nouveaux-nés sont capables de relâcher leurs sphincters lorsqu’ils entendent le signal.

Comment Savoir Quand Mon Bébé a Envie d’Eliminer?

Il y a plusieurs façons de s’en rendre compte:
• le timing (en gardant un œil sur la pendule);
• ses signaux et le résultat de vos observations (y compris gestuelle et sons);
• son schéma d’élimination (par rapport au moment de la têtée ou du réveil, etc.);
• votre intuition et votre instinct.

Comment Habiller Mon Bébé?

Deux types de considérations doivent entrer en ligne de compte:
• des considérations d’ordre individuel comme le climat de la région où vous vivez, votre mode de vie, les pressions sociales éventuelles ou des considérations liées à la santé.
• le fait universel que moins votre bébé est habillé, plus il vous est facile à tous deux d’entrer en contact et d’apprendre à communiquer dans ce domaine. Il est plus facile de remarquer la gestuelle et les signaux de votre bébé, plus facile d’y répondre aussi s’il est nu, fesses nues ou facile à manipuler en général. Le fait de porter le bébé dans une écharpe facilite les choses car la synchronisation est alors meilleure.

La situation idéale (qui n’est pas toujours possible ni forcément souhaitable), c’est de laisser bébé nu ou fesses nues. Si cela n’est pas possible:

• essayez d’habiller bébé aussi légèrement que possible;
• choisissez des vêtements qui peuvent être enlevés facilement (pas de boucles, de boutons, etc.)

Il y a bien des façons d’habiller votre bébé de manière à vous faciliter la vie. Soyez créatifs et évoluez suivant votre situation personnelle et les différentes phases du développement de votre bébé. De nombreuses mères ont choisi de faire leurs propres vêtements. Vous pouvez utiliser des couches, mais voici d’autres suggestions:

• les culottes Poquito Pants, faites main en toutes les tailles http://wonderbabydesigns.com
• pour les nouveaux-nés, les pyjamas-sacs qui s’attachent en bas;
• de longues chemises ou robes (la longueur idéale dépend de la mobilité du bébé);
• des shorts ou des pantalons élastiques (en éponge, en coton ou en laine) avec une taille élastique;
• des culottes matelassées;
• des vêtements chinois avec entrejambes ouverte, disponibles à
MamaRoo et Mummys Milk

Quels Sont les Bénéfices de l’Hygiène Précoce?

Les grands gagnants sont le bébé, les parents et l’environnement. Voici une liste plus détaillée des avantages de cette méthode.

• elle consolide les liens d’affection grâce à l’intimité, la communication naturelle, l’amour et la patience qu’elle suppose;
• elle apporte une réponse aux processus naturels de communication et de timing du nouveau-né;
• elle s’inscrit dans la première «fenêtre» d’apprentissage (période sensible) pour l’apprentissage de la propreté;
• elle est écologiquement bénéfique puisqu’elle préserve les arbres, l’eau, le pétrole et l’espace consacré à la gestion des déchets;
• elle élimine totalement ou diminue considérablement l’usage de couches;
• elle permet aux bébés d’obtenir un contrôle approximatif de leurs éliminations vers 12-18 mois;
• elle leur permet d’être totalement propres à un âge relativement jeune (environ 2 ans);
• elle libère les bébés des couches et de toutes les associations négatives (sensation de poids et de volume entre les jambes, produits chimiques,etc.);
• elle permet d’éviter l’énurésie (le fait de mouiller son lit la nuit);
• elle évite les érythèmes fessiers;
• elle permet le respect de l’hygiène du bébé;
• elle élimine les «accidents» qui peuvent être embarrassants pour les bébés plus âgés;
• elle permet au père ou à un autre proche de créer un lien d’affection et de communiquer avec le bébé;
• elle permet une substantielle économie sur les coûts liés aux couches et à l’entretien;
• elle permet au bébé de rester en contact avec ses fonctions corporelles;
• elle réduit le risque d’infection urinaire.

Et Après 6 Mois, C’est Toujours Possible?

Nombreux sont les parents qui ont commencé lorsque leur bébé avait déjà 6, 9 ou même 12 mois et pour lesquels la méthode a bien marché, avec quelques modifications. En général, il est plus difficile de commencer avec un bébé déjà mobile qui a été éduqué à «faire» dans ses couches ou qui porte des couches jetables et ne fait pas le rapprochement entre la sensation d’être mouillé et le fait d’uriner. Cela dépend principalement de vos convictions. Si cette méthode vous «parle», si vous avez le sentiment qu’elle vous conviendrait ainsi qu’à votre bébé, et si votre bébé s’y met, cela vaut certainement la peine d’essayer! Si votre vie de famille et votre santé vont bien, il y a de fortes chances pour que vous soyez ouverts et réceptifs lorsque votre bébé exprime son besoin d’éliminer.

Un autre facteur à prendre en compte c’est que les bébés ne perdent pas le contact avec leurs fonctions excrétoires à un âge défini. Chaque enfant est unique et se développe à son propre rythme. J’ai connu des parents qui avaient entendu parler de cette méthode d’hygiène alors que leur bébé avait entre 6 et 18 mois, 2 ans ou même plus et avaient auparavant utilisé une autre méthode, mais qui avaient découvert avec plaisir que leur petit était quand même réceptif et prêt à communiquer ses besoins. Cela signifie que la fenêtre d’apprentissage reste ouverte ou tout au moins accessible à certains bébés plus âgés. Quel que soit l’âge du bébé, je recommande en général aux parents de faire l’essai de cette méthode douce pendant quelques semaines, puis de faire le point.

Source : http://www.white-boucke.com/reviews/ipfrench.html


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Lanoliser...  (Eco, Bio & Maternage) posté le mercredi 07 novembre 2007 19:59

Comment lanoliser une culotte en laine?

Prenez une culotte propre et mettez la a tremper dans une bassine d’eau tiède.
Prenez un petit recipient avec un couvercle (petit pot de bébé par exemple), remplissez le d’eau et ajouter un peu de lanoline (l’équivalent d’un petit pois), quelques gouttes de shampooing pour la laine, et secouez. Faites chauffer le mélange au micro-onde ou au bain-marie.
La lanolin devrait avoir fondue et créer une émulsion.
Enlever la culotte de la bassine et versez l’émulsion dans la bassine, mélangez bien et replongez la culotte dans le bain pendant 10mn.
La laine va absorber la lanoline. Sortez la culotte et essorez la, enroulez-la dans une serviette pour enlever l’eau et étendez la culotte.
Vous devriez avoir à lanoliser la culotte une à deux fois par mois maximun (dans le cas d’une utilisation quotidienne).

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Echarpe...  (Eco, Bio & Maternage) posté le jeudi 25 octobre 2007 14:04

 

Elle ne devrait pas tarder à arriver...(pour Emilie, c'est celle là même que j'ai commandée ;))

Je l'ai commandée dimanche soir, ma mère m'en offre un peu plus des 3/4 donc, je n'ai pas de remords quant au fait que je me la soit achetée!!!

Il va falloir s'entrainer sévère pour arriver à la mettre correctement mais ensuite, je vais pouvoir porter ma louloute souvent en dehors et dans la maison!

Quels sont les bienfaits des écharpes de portage ?

 

Les avantages pour le bébé porté    

Image Le portage a de nombreux avantages pour l'enfant tant au niveau physique que psychologique.

Température idéale
Avant deux mois le bébé ne parvient pas à réguler sa température corporelle. Lorsqu'il est porté, il se trouve contre le porteur à une température idéale. Même en cas de canicule le corps du porteur est aux environs de 37°C. C'est d'ailleurs pour cette raison que les bébés touaregs sont portés dans les djellabas de leurs mères : la température est de 40°C à l'ombre. Le bébé souffrirait de déshydratation s'il n'était pas au frais contre sa mère.

Contact corporel permanent

L'enfant à besoin de contacts charnels pour la maturation adéquate de son système nerveux. De plus il a l'odeur de sa maman ou de son papa. Il entend les battements du cœur de sa mère, cela l'apaise et lui rappelle son environnement intra-utérin. Il perçoit aussi les vibrations quand son porteur parle, chante, rit.


Besoins mieux perçus
Dès que l'enfant a faim, sa mère décode sa demande rapidement et le nourrit sans qu'il ait eu à pleurer. L'allaitement maternel ou avec un biberon peut se faire avec l'écharpe, en toute discrétion et pour le confort de maman et bébé. De même lorsque l'enfant souille son lange, sa maman le remarque tout de suite et peut le changer sans attendre.
 

Participation à la vie familiale
L'enfant partage facilement son parent avec d'autres car ils forment une unité. Il sent quand sa maman réconforte et câline son aîné, il regarde les livres d'images qu'elle lit à sa sœur. Il participe aux expériences joyeuses ou décevantes de sa mère ou de son père, de ses frères et sœurs. L'enfant ne doit pas s'épuiser à essayer d'attirer l'attention pour satisfaire son besoin de communication. Placé contre son parent, la communication s'installe d'elle-même.

Stimulation motrice
L'enfant porté bouge avec son porteur, il participe au portage en utilisant sa musculature. La plupart du temps l'enfant est actif ; il participe au portage en s'accrochant au corps de son porteur, surtout avec ses cuisses relevées et écartées.
La stimulation du système vestibulaire (situé derrière chaque tympan) organise le bébé dans ses mouvements et sa perception du monde. L'enfant développe précocement son sens de l'équilibre et tous les aspect de sa psychomotricité. De plus le tissu de l'écharpe n'entrave pas ses mouvements, il peut bouger comme il le souhaite. Tout cela amène l'enfant à prendre conscience de son corps plus rapidement et à marcher plus tôt que les enfants non portés.

« Grâce aux mouvements de la mère sont stimulés non seulement l'ensemble des récepteurs de l'épiderme mais aussi les organes moteurs et équilibreurs. Les réflexes nerveux et musculaires du bébé réagissent à chaque changement de l'équilibre. »[1]


Sécurité physique et psychologique
L'enfant est à l'abri des agressions qui l'entourent. Agressions physiques comme le bruit, le froid... et agressions psychologiques comme l'approche d'étrangers. L'enfant est protégé en se blotissant contre son parent. « Le contact visuel et corporel intensif avec la mère ou le père (qui, lui aussi, devrait porter de temps en temps son enfant) crée un sentiment de sécurité, dont l'effet psychologique est d'une valeur inestimable. »[2]

Moins de pleurs
L'enfant porté crie et pleure beaucoup moins qu'un enfant non porté. Les bébés portés n'ont pas d'épisodes de pleurs incoercibles le soir à l'approche de la nuit. Cela a été prouvé par des études anthropologiques, notamment celle parue dans Pediatrics en 1996. Sur cent enfants observés, le portage réduisait les pleurs et l'agitation de 43% le jour et de 51% la nuit.

Le bébé se sentant protégé, en sécurité, aimé, objet de soins et d'attentions, n'a pas besoin de pleurer pour se faire comprendre de son parent. Du coup, le bébé économise son énergie et peut la consacrer à son développement. « Les pleurs d'un enfant sont, du point de vue biologique, sa manière d'émettre, tout comme le petit marsupial, un signal d'alarme acoustique lorsqu'il a perdu le contact avec sa mère, la personne qui le protège... »[3]

Sommeil facile, au bon moment
Image « Savoir s'endormir quand on est fatigué, dormir aussi longtemps que l'organisme en a besoin pour reconstituer ses « réserves », et s'éveiller frais et dispos pour repartir dans une journée nouvelle, des activités nouvelles, est la base de tous les autres équilibres. Le sommeil a une raison d'être, il est d'une extrême importance pour la croissance d'un enfant et pour sa construction cérébrale ».[4]

Bien porté, l'enfant trouve les positions confortables adaptées à un bon sommeil. Il dort dès qu'il en a besoin et tant qu'il en a besoin ! La stimulation du système vestibulaire limite les phases de sommeil profond propices aux pauses respiratoires et favorise un sommeil équilibré pendant et après le portage.

Les enfants portés ne sont pas atteints de troubles du sommeil, si fréquents à notre époque. Ces troubles apparaissent suite au comportement inapproprié des parents qui laissent l'enfant seul avec ses peurs pendant toute la nuit. Ces troubles seraient également dus à la méconnaissance de l'importance du sommeil, de ses rythmes et de ses particularités, de son évolution au cours des premiers mois. Dans tous les cas il faut respecter le rythme du bébé et ne JAMAIS lui donner de médicaments sédatifs ou hypnotiques. « L'équilibre des rythmes biologiques doit venir de l'intérieur, au fur et à mesure qu'avance sa construction cérébrale ».[5] « La capacité du nourrisson de continuer à dormir profondément en dépit de forts secouements et d'un entourage bruyant prouve l'effet rassurant des changements de position qui signalent la présence de la personne qui prend soin de lui. »[6]


Meilleure digestion

Le système digestif est très influencé par l'état psychologique. Le bébé porté étant moins stressé, il digère mieux. De plus, la position verticale de l'enfant participe à la bonne digestion, favorise les rots et diminue les reflux. Le massage de l'abdomen diminue les coliques du nourrisson et facilite le transit intestinal. E. Bonnet, pédiatre, écrit que le massage des points d'acupuncture agissant sur la digestion et le sommeil sont automatiquement massés.


Confiance
La maman garde ses mains libres pour cuisiner, écrire, lire, jouer,... Le bébé se sent bien et son besoin d'attention est quasiment comblé. Il ne cherche pas constamment la sécurité des bras car les bras sont là. En fait la maman doit moins s'occuper de son bébé ; il lui suffit d'être là !

Possibilité de s'isoler du monde au besoin
Lorsque l'enfant a été suffisamment stimulé par l'environnement, il s'endort, bercé par le balancement du corps de son porteur pour se couper du monde et assimiler ses découvertes. L'enfant gère seul ce processus.

Bonne humeur
Comme le portage répond à ses besoins psycho-affectifs, l'enfant profite de la vie avec son parent qui le rend heureux. Il entend ses rires, sa voix, ses chansons, ses soupirs, ses pleurs, sa respiration et son cœur qui bat. Tout cela contribue à éveiller l'enfant à la vie. Les bébés portés sont plus calmes, ils se développent plus harmonieusement, dorment mieux, pleurent moins, sourient beaucoup et sont plus éveillés.

La colonne vertébrale se redresse progressivement
Le fœtus a passé neuf mois dans l'utérus, la colonne vertébrale arrondie. Il dispose d'une année pour se redresser afin de pouvoir marcher. Le nouveau-né se sent mieux et dort mieux si on garde sa colonne vertébrale courbée pendant toute la période d'adaptation. Porter un bébé favorise le développement de sa colonne vertébrale. Celle-ci se déroule progressivement : l'enfant aime se blottir en boule sur le ventre de sa mère, puis, au fil des semaines et des mois, il s'allonge jusqu'à tenir sa tête, se tenir assis et enfin debout.

En conservant le dos du bébé arrondi, on respecte cette étape de son développement. Son système nerveux dispose des conditions et du temps nécessaire pour bien se développer. De même les disques intervertébraux s'adaptent mieux.

Lorsque le bébé est couché à plat, sa colonne vertébrale est déroulée et étirée : il n'est pas à l'aise. Mal porté, l'enfant risque de souffrir plus tard de maux de dos, de déplacements de vertèbres ou de glissements de disques. Par contre, bien installé dans un bon porte-bébé en tissu, son dos entouré et soutenu uniformément est protégé et se forme harmonieusement.

Les courbures en « S » de la colonne vertébrale s'acquièrent avec le temps. D'abord l'enfant lève la tête et tend le cou pour regarder autour de lui. Puis, il relève le tronc, commence à s'asseoir, puis à ramper. Les muscles du dos travaillent de plus en plus jusqu'à ce qu'il puisse tenir le dos bien droit. Enfin, il se tient debout et commence à marcher. Le bassin bascule vers l'arrière et la double courbure du dos se forme alors.


La vision s'adapte correctement

L'œil de l'enfant n'ait mature qu'à deux ans. Un nouveau-né focalise à environ 19 centimètres. La distance entre la tête du porteur et le bébé est d'environ 20 centimètres, c'est la distance idéale qui permet au bébé de visualiser le visage de son porteur dès les premiers jours, quand sa vue n'est pas encore complètement développée. Entre un et trois mois, il commence à voir de plus en plus loin. Le développement de la vision suit celui de la colonne vertébrale. Au départ le nourrisson est totalement enveloppé : la vision n'a qu'une importance relative, ses besoins étant satisfaits par le contact proche avec ses parents. Ensuite, sa curiosité s'éveille envers son univers proche, immédiat puis éloigné. Le bébé porté découvre son environnement de haut comme un adulte, il observe, regarde. « Le bébé voit mieux son entourage. Ainsi, le cerveau infantile reçoit plus d'impressions ce qui stimule davantage son cerveau et, par là, son développement. »[7]

Cependant, des chercheurs ont remarqué que des enfants africains portés trop longtemps contre le dos et de façon trop serrée présentaient certains troubles visuels et moteurs à cause du manque de stimulation visuelles, tactiles et motrices. Des carences importantes se manifestent alors au cours du développement ultérieur.
Le portage comble le besoin que tout être humain a de communiquer avec ses semblables. L'enfant n'est pas cantonné à une relation exclusive avec sa maman et son papa. Il est à hauteur d'homme, il participe aux activités familiales, il regarde autour de lui, il est regardé, il s'exprime, il bouge, fait des gestes ... en un mot il communique. Ces échanges relationnels sont décryptés par la maman et l'entourage. Chacun s'enrichit de l'interaction qu'ils vivent ensemble.

Les avantages pour la mère qui porte son bébé    

Le portage permet aux femmes de s'épanouir avec leur enfant.

Image

Disponibilité

Porter son bébé limite l'amplitude des mouvements du parent mais en compensation, il est libre de se déplacer comme il le souhaite et il reste disponible pour d'autres activités. La maman pourra s'occuper de ses autres enfants sans difficulté avec son petit contre elle.

Un bébé heureux, c'est une mère détendue, moins fatiguée, plus disponible pour son conjoint, sa famille et elle-même.


Sérénité
L'enfant étant contre elle, la maman sait en permanence comment il va physiquement et psychologiquement. Elle n'a pas son regard rivé au baby phone®, ni l'oreille aux aguets pour savoir si son bébé, isolé dans sa chambre, va bien. Le portage renforce le sentiment de compétence et de confiance en soi des parents qui savent qu'ils ont un moyen sûr de satisfaire les besoins de leur bébé.


Allaitement prolongé
Lorsque l'allaitement est mis en place, les mamans et les bébés ne souhaitent pas interrompre le processus. L'enfant porté sur le dos qui manifeste des signes de faim ou de soif est amené au sein de sa mère d'un seul geste, tout en douceur. La stimulation hypophysaire se fait grâce au contact de la mère et de son enfant. La majorité des allaitements échouent faute de stimulation ou de plaisir lors des tétées.

Liberté
C'est la mère qui va décider librement du moment de l'arrêt de la symbiose avec son bébé. Trop souvent les soignants prennent cette décision à leur place en séparant mère et enfant dès l'accouchement.

Lorsque la maman porte son bébé, elle peut retarder cette séparation si elle ne se sent pas prête à la naissance. Après neuf mois fusionnels, pourquoi faudrait-il que cette relation se termine brutalement ? 

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Autonomie

La maman peut aller partout avec son bébé. Elle et lui ne font qu'un, elle ne doit pas programmer ses sorties comme certaines sont obligées de le faire, chaque promenade étant une véritable expédition. Elle part avec une couche et un biberon dans la poche et c'est tout !

Temps « perdu », temps gagné

Le temps que les parents consacrent à porter leur enfant et à répondre à ses besoins essentiels pourrait passer pour du temps perdu. Or, l'enfant ainsi éduqué pleure moins, s'adapte facilement et devient plus tôt autonome et le reste toute sa vie. Ce temps investi au départ n'est donc pas perdu mais gagné !


Temps libre
La maman peut accomplir ses tâches sans être interrompue donc, elle les termine plus vite et conserve du temps libre. Elle est ainsi plus détendue. Elle peut se déplacer où elle veut, quand elle veut puisque son bébé est toujours avec elle.

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La vie quotidienne continue

L'enfant porté participe à la vie normale de l'adulte, ce qui lui apporte la compagnie et les stimulations dont il a besoin.

Passer la journée avec son père ou sa mère suffit au bébé. Il reçoit toute l'attention dont il a besoin pendant les premières semaines de vie. Il dort lorsqu'il a sommeil, il mange quand il a faim, il est changé quand c'est nécessaire, il voit, entend et sent la vie autour de lui.


Risque très réduit de dépression du post-partum
La plupart du temps, la dépression du post-partum apparaît chez les femmes qui ressentent de l'insécurité. Elles ont été séparée de leur enfant trop brutalement à la naissance et dans les premiers jours suivant l'accouchement. Elles se sentent dépossédées, incapables... Le fait de porter leur bébé, de le sentir contre elle, lui permet de vivre la transition en douceur et en confiance.


Attachement à l'enfant plus aisée

Le lien entre le porteur et l'enfant se tisse comme une toile aux mailles serrées au fur et à mesure du temps passé ensemble, des expériences communes. La maman n'imagine même pas sortir sans son bébé, quel qu'en soit le motif.

Une expérience relatée dans le Lancet en 1987 va dans ce sens. Les chercheurs ont distribué de façon aléatoire, à deux groupes de mères de milieux défavorisés, des portes bébés en tissu ou des sièges en plastiques (maxi cosy) en leur demandant de s'en servir régulièrement. Treize mois plus tard, les chercheurs ont testé la qualité de l'attachement mère-enfant : 83% des enfants portés montraient un attachement sécurisé, contre 38% des enfants su groupe des sièges en plastique.

 

Les inconvénients du portage    

Lorsqu'il n'est pas inconnu, le portage est source de nombreuses idées préconcues. C'est un phénomène qu'on remarque lorsque l'individu se trouve confronté à ce qu'il ne connaît pas et qui lui fait peur. Les arguments en défaveur du portage les plus courants sont repris ci-dessous. La liste n'est pas exhaustive mais elle illustre le malaise de la population face à cet outil qui paraît difficile à maîtriser.


Moins rassurant que la poussette pour les occidentaux
Les parents aiment le côté facile et pratique de la poussette. Pas besoin d'apprendre à s'en servir : il suffit de poser l'enfant et de l'attacher. La poussette fait désormais partie de la symbolique de la naissance.

Avec le progrès les poussettes sont de plus en plus sophistiquées et il faut que les parents épluchent le mode d'emploi avant de pouvoir s'en servir!
Certains parents font plus confiance à la poussette qu'à un tissu qu'il leur faudra attacher ; ils ne s'en sentent pas capables et n'en ont pas envie.

Prix assez élevé

La réaction des parents face au prix est souvent un mélange de surprise et d'incompréhension. Ils ne comprennent pas pourquoi c'est si cher pour un morceau de tissu. En effet, l'écharpe est loin d'être un « vulgaire morceau de tissu » comme on a souvent tendance à le croire au début. En fait, l'écharpe est en coton naturel (biologique ou non), les colorants ne contiennent pas de plomb, le tissage est très particulier pour offrir résistance, confort et souplesse. La plupart des écharpes sont fabriquées en Europe de l'ouest.

Comparativement à un porte bébé du commerce qui ne va quasiment pas servir, à une poussette qu'il faudra changer selon l'âge de l'enfant, l'écharpe représente un investissement de départ et finalement, ce n'est pas si cher que cela. Les parents pourront même s'offrir plusieurs porte-bébés pour le prix d'une poussette.
L'écharpe peut également être utilisée à d'autres fins : elle servira de couverture, de tapis de jeu, de nappe de pique-nique, de plaid, de hamac, de pare-soleil, de déguisement, de cape pour jouer, de corde à grimper, de balançoire, de doudou rassurant à la crèche...

Nécessite un apprentissage

Pour se servir convenablement de l'écharpe tissée, il est nécessaire de suivre une petite formation brève de trois heures. En effet, le mode d'emploi fourni avec l'écharpe est insuffisant, il sert d'aide-mémoire.

Difficulté de réaliser seul(e) le noeud du dos

Ce noeud est toujours source d'anxiété pour les parents. En fait, c'est l'installation de leur enfant qui pose problème. C'est pourquoi il est préférable de se faire aider tant qu'on ne se sent pas confiant(e) et que l'enfant n'est pas habitué. Ensuite, les parents surmonteront leur inquiétude et gagneront une plus grande autonomie et mobilité.


Difficulté pour se procurer ces porte-bébés

La difficulté pour se procurer les écharpes et autres porte-bébés étaient bien réelle. Désormais, avec les ventes « on-line », c'est un jeu d'enfant de se procurer ces porte-bébés. Le plus simple actuellement est d'aller consulter les sites internet spécialisés. Le commerce virtuel est en pleine expansion et nous avons la possibilité de tout acheter via notre ordinateur.
Les écharpes sont également vendues dans quelques boutiques. 


Regard anxieux ou dénigrant de l'entourage possible

Pour les couples qui veulent porter leur enfant mais qui ne sentent pas très à l'aise, le manque de soutien et les moqueries peuvent révoquer leur décision. La recherche de repères connus, de normalité, rassure ces parents qui n'ont pas la force d'affronter l'ignorance de leur entourage. Les associations de parents sont là pour partager leurs expériences et soutenir tous ceux qui le demandent.


« Le bébé va manquer d'air »

L'expérience contredit cette affirmation. L'air s'infiltre entre les fibres de coton. Les enfants portés se développent bien et ne souffrent pas d'un manque chronique d'oxygène.


Temps d'adaptation au poids de l'enfant pour le porteur

Quand les parents découvrent le portage tardivement, il est vrai que le poids de leur enfant sollicite leur musculature qui n'y est pas habituée et engendre des myalgies le temps de se muscler.

Par contre, lorsque les parents pratiquent le portage dès la naissance, leur musculature suit l'évolution pondérale de leur enfant.

Douleur chez le porteur

Avec les porte-bébés vendus dans les magasins de puériculture, les fameux sacs kangourou, les parents ont mal au dos très rapidement. En effet les armatures blessent les chairs, ne se règlent pas si bien que cela et surtout, l'enfant n'étant pas vraiment solidaire du corps de son parent, pèse de tout son poids en déplaçant le centre de gravité du couple porteur/porté vers l'extérieur.

Avec l'écharpe en coton, lorsque l'enfant est bien installé c'est-à-dire avec la plus grande surface de contact possible, le porteur ne souffre pas. La durée du portage n'est alors pas limitée par l'inconfort du porteur.


Source de chaleur en été

Il faut avouer que porter son bébé contre soi lorsqu'on transpire abondamment semble insensé. Pourtant, si la maman a chaud, le bébé a également chaud. La différence étant que le bébé ne maîtrise pas encore sa régulation thermique. La maman lui rend donc service en le mettant contre elle, en peau à peau c'est-à-dire avec seulement un lange. En effet la peau de la maman avoisine les 37°C alors que la température extérieure est plus élevée, même à l'ombre.


Risque que l'enfant devienne capricieux

Dans les mentalités actuelles, le bébé doit s'habituer à rester seul dans son lit, dans sa chambre, dans son parc... Si ses parents le prennent tout le temps et dès qu'il se met à pleurer, le bébé deviendra forcément infernal. Mais pourquoi après neuf mois passés avec sa maman devrait-il être subitement isolé ? Pourquoi ses parents devraient-ils se retenir de le prendre dans les bras, de le câliner ?.... Surtout que l'expérience menée chez différentes ethnies en Nouvelle-Guinée, au Botswana et en Alaska, montre que ces croyances sont totalement eronées. Les enfants portés ne sont pas plus capricieux que les autres, au contraire, ils sont autonomes plus rapidement que les enfants du même âge aux Etats-Unis ou en Europe de l'ouest.


Difficulté de mettre des limites

Le portage peut renforcer la fusion mère enfant à un tel point que le père ne parvient pas à jouer son rôle de séparateur. Certains parents porteurs peuvent se sentir envahis, étouffés par leur bébé et ne plus prendre de plaisir à porter leur bébé. Ils ne parviennent pas à s'accorder des moments de solitude nécessaires pour se ressourcer. Pourtant la mère comme l'enfant ont besoin de moment de calme et de séparation.

Remarque : lorsque le portage est pratiqué en milieu hospitalier, les soignants qui portent les bébés sont vite tentés d'oublier que les enfants qu'ils portent ne sont pas les leurs. Ils doivent garder leur place de professionnel et éviter à tout prix de se substituer aux parents.


Problème de structuration spatiale en cas de portage exclusif au dos (Afrique)

Claude Rakowska-Jaillard, maître assistante en sciences de l'éducation à l'université du Bénin, assistante en phonétique-acoustique à l'université du Burundi, a réalisé une recherche liant le portage au dos et la structuration de l'espace. Elle avait constaté que les enfants togolais ne parvenaient pas à imaginer les objets en trois dimensions, ni à se représenter les objets dans l'espace.

Elle s'est alors intéressée à ce que voit l'enfant porté au dos. Les conclusions sont que tant que le bébé ne sait pas tourner sa tête, il ne voit qu'un écran noir : le dos de sa mère. Ensuite, vers trois mois il commence à tourner la tête mais il voit d'un seul oeil à la fois, en vision mono-oculaire. Quand il est capable de tirer le pagne et de se décoller du dos de sa mère, vers sept mois, il voit des deux yeux.
Or, on sait que les stimulations visuelles précoces sont à la base de la modélisation du système visuel.

Les enfants togolais ne sont pas plus stimulés par la suite : il n'ont pas de jouets en main, il ne sont pas dans un environnement avec des représentations graphiques (pas de dessins, ni de photographies).

Claude Rakowska-Jaillard s'est aperçue que ces enfants ne reconnaissaient pas les objets, les animaux, les plantes... quand ils étaient dessinés. Elle constata également qu'aucun panneau, aucune pancarte ou affiche n'étaient horizontales. Dans la culture togolaise le seul mot qui sert à désigner les figures géométriques se traduit par « cercle ».

Comparativement, Claude Rakowska-Jaillard s'est aperçue qu'au Cameroun les enfants étaient portés sur la hanche. Leurs constructions et leurs motifs décoratifs traditionnels sont souvent symétriques. C'est actuellement la région qui compte le plus d'intellectuels, d'artistes et d'architectes.[1]

En Europe, les bébés sont stimulés notamment avec des jouets et des images. Lorsque les petits européens sont portés, les positions sont variées, elles ne sont pas limitées au portage dorsal. Le problème de structuration spatial ne concerne donc pas les enfants qui sont portés à la mode occidentale.

 

L'aspect psychologique du portage    

ImageDe nombreux psychiatres et psychologues se sont penchés sur le portage.

Marcel Jousse, anthropologue français né en 1886, découvre que chez les Amérindiens la mémoire est liée à l'utilisation du corps. Ils se balancent, chantent et font des gestes expressifs. En réalité, ils mémorisent avec leur corps. M. Jousse va enseigner cette anthropologie du geste (titre de son livre), et découvrir par ses observations que les balancements sont une des lois anthropologiques de la transmission orale.

Selon lui, dès la naissance, nous recevons les mouvements des choses dans nos mécanismes récepteurs (ouïe, goût, odorat, vue, toucher) et nous les rejouons. Par exemple, le balancement du corps sera rejoué dans le balancement du langage, notamment dans les joutes oratoires. La marche est un balancement. Pour pouvoir marcher intellectuellement il est important de marcher physiquement ; les deux sont liés.

Une femme qui porte son bébé sur son dos lui fait sentir le balancement latéral et le balancement avant/arrière. Les bercements des bébés se font dans les deux directions. Le chant qui les accompagne baigne le bébé dans cette oralité liée au corps. La psychophonie de Marie-Louise Aucher a intégré ces découvertes de Jousse dans le chant prénatal.

D'après Bion, un analyste, la sensation de décramponnement plongerait le bébé dans une terreur sans nom. Les petits mammifères s'agrippent aux poils de leur mère pour trouver sécurité physique et psychique. La disparition de la fourrure sur le corps humain rend aléatoire la tentative d'agrippement chez le bébé.

Pour qu'il puisse développer sa sécurité intérieure, il est donc important qu'il découvre son intégrité physique et sa cohésion psychique. Le bébé a besoin de sentir qu'il a une peau qui l'entoure et le contient, ce qui lui permettra de comprendre qu'il peut contenir ses pensées. Le portage participe à cette découverte comme la voix de sa mère, son odeur, le mamelon, c'est à dire tout objet qui peut servir d'utérus psychique.

Le portage donne au bébé une sensation de cohésion, de solidité du lien.

Si le petit ne parvient pas à construire sa sécurité intérieure, devenu adulte il pourra souffrir de confusion d'identité, ne saura pas qui il est. Les « borderline » (patients souffrant d'état limite) ont éprouvé des alternances contradictoires, précoces et répétées de cramponnements excessifs et de décramponnements brusques et imprévisibles qui leur ont fait violence sur les plans corporels et psychiques.

Pour Greenacre (1960) les états changeants de tension et de relaxation constituent une sorte de noyau de la conscience diffuse du corps. Ces sensations sont fournies par les contradictions lors de la naissance et par le portage en corps à corps. Le corps chaud de la maman contribue aussi à développer le sentiment d'unicité du bébé.

Ferenzi, élève de Freud, insiste sur la nécessité d'atténuer le choc de l'adaptation au monde extra-utérin en fournissant au bébé des conditions qui le rapprochent de la vie intra-utérine : bercement, chaleur, contenance.

Winnicot, pédiatre et analyste, insiste sur le rôle de la mère qui doit prendre en charge les soins physiques et psycho-affectifs de son bébé. Pour que le psychisme du bébé puisse se développer, il faut que la relation corporelle soit aussi une relation affective. Pour Winnicot la préoccupation maternelle primaire est ce qui pousse la maman à se préoccuper du bien-être de son bébé et à deviner ce dont il a besoin. Cet état psychique se prépare durant la grossesse par le développement d'une sensibilité exacerbée qui lui sera précieuse pour comprendre son bébé.

Quand la maman peut s'investir avec tendresse dans la façon dont elle porte (holding), soigne (handling) son bébé et lui présente les objets (object presenting), celui-ci ressent des sensations agréables au niveau de sa peau dans un cadre sécurisant. Il peut alors développer une sécurité intérieure comme l'exprime Franz Veldman en haptonomie.

Didier Anzieu a développé le concept du « moi-peau » qui permet au bébé de découvrir qui il est au travers de l'expérience de la surface du corps. Ses fonctions sont : la contenance, la limite entre le dehors et le dedans, la communication et les échanges avec l'environnement.

« L'amour fait preuve d'intelligence quand il contribue à construire chez l'enfant, chez l'ami, chez la compagne ou le compagnon, une enveloppe souple et ferme qui le délimite et l'unifie... Une peau vivante pour ses pensées... Et si la pensée était autant une affaire de peau que de cerveau ? ». Les bébés esquimaux sont portés sur le dos de leur mère. L'enfant et sa mère se parlent par la peau. Le besoin de bouger de l'enfant est satisfait par les mouvements maternels. Sa mère va au devant de tous les besoins qu'elle devine tactilement. Il tire de ses expériences la sérénité ultérieure face à l'adversité et la capacité de vivre dans des conditions extrêmes

Source : http://www.portersonbebe.com/
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Lavables addict...  (Eco, Bio & Maternage) posté le samedi 20 octobre 2007 15:56

Vio, je viens de lire ton com à l'instant et il m'a fait mourir de rire!

Et voilà pourquoi :

ce matin un lapin....euh non, excusez moi...je reprends!!!

Je m'éclaircie la voix 2 mn et c'est parti....hum hum....

Ce matin je me suis levée en pensant que j'allais justement écrire un article intitulé "lavables addict" (la fille qui pense qu'à son blog)...

Et la réponse à cette question est une grand OUI...

Je suis complètement convertie...et il aura fallut peu de temps...

Cette nuit, une couche mise à minuit aura tenue jusqu'à 9 heures...c'est pas du bonheur ça????

Et elle ne puait pas le vieux pipi comme les jetables et n'a pas fait le popotin rouge à loupette grâce au voile polaire effet au sec!!!

Nan, sérieux, de vous à moi, c'est génial...La journée, je lui laisse aux fesses 3 à 4 heures et la nuit, je pense que je changerais au moins uns fois dans la nuit, tant qu'elle ne fait pas ses nuits, là, je voulais faire un test, THE test me direz vous...

Et ce test aura obtenu la mention TB....

J'ai déjà eu le temps de tester plusieurs culottes et mes préférences se dessinent...

J'ai hâte cet été de voir son pti cul en robe...ça va être trop choupinou...

 

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Je change...  (Eco, Bio & Maternage) posté le mardi 16 octobre 2007 18:47

Les langes à nouer, ça gonfle...J'ai trouvé à les revendre et du coup, je me suis acheté des couches qui iront pile poil avec mes jolies culottes et ce jusqu'à 8 kg, ce qui me laisse un peu le temps de voir venir avant de changer!!!!

 

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